lundi 11 novembre, 2019

Les Carnets d’un réfugié poétique : trop de poèmes, point d’aventures

Titre : Les Carnets d’un réfugié poétique Auteur : Bertrand Gauthier Maison d’édition : Québec Amérique Année de parution : 2008 Genre : Réaliste, poésie

Bertrand Gauthier est un écrivain populaire dans la région du Québec qui étudie la littérature à l’université McGill. Il est surtout acclamé pour ses nombreux romans jeunesse. En 1980, il gagna le prix de littérature jeunesse du Conseil des Arts du Canada pour son livre : Hébert Luée. De nos jours, il se consacre toujours à l’écriture, mais aussi à faire des rencontres dans les écoles. Dans son roman : Les Carnets d’un réfugié poétique nous rencontrons Volcano (Maxime-Olivier), un adolescent qui questionne la société d’aujourd’hui et se demande où est sa place dans le monde adulte. Ses carnets (écrits en forme de journal) racontent des évènements qui se passent au cours de sa vie et ceux du passé aussi. Volcano est follement amoureux de la belle Florence et se n’empêche pas d’exprimer ses désirs, à l’aide des poèmes tendres et passionnés. Dans tout ce tourbillon, peut-il trouver la force de s’exprimer de vive voix et non sur papier ?

Bien que l’idée de : Les Carnets d’un Réfugié Poétique soit très originale, le récit ne fonctionne pas du tout. Premièrement, d’après moi, il n’y a pas de structure à l’histoire. Les évènements sont éparpillés partout allant du passé au présent et cela nous amène à perdre le fil de l’histoire très facilement. L’auteur devrait être plus clair avec son schéma narratif : début, milieu, fin. Ensuite, malgré le bon concept de rédiger un journal d’un adolescent, l’écrivain pourrait ajouter plus de péripéties ou d’aventures dans la vie du personnage principal. À cause de cette omission, le livre nous tombe des mains et devient ennuyant. Deuxièmement, à mon avis, les personnages du roman ne sont pas bien développés. C’est-à-dire, nous apprenons seulement quelques informations minimes à propos des personnages secondaires, donc nous ne pouvons pas nous attacher à eux. De plus, leurs personnalités semblent rester les mêmes pendant toute l’histoire et même que certains individus semblent avoir été oubliés à la fin du roman. Ce manque de détails à propos des portraits donne une impression incomplète au récit. Finalement, en dépit des poèmes magnifiques et bien écrits, la répétition détruit cet aspect de l’histoire. Comme nous le disons, « trop, c’est comme pas assez ». Ces haïkus, sonnets et ballades qui portent tous sur la belle Florence, apparaissent trop souvent et gâchent la surprise (nous savons quand les poèmes arrivent et ils deviennent presque fatigants à lire). Selon moi, des changements de style ici et là, seraient quand même la bienvenue pour garder le roman captivant.

Les Carnets d’un Refugié Poétique se lit rapidement, mais cependant à cause de la tonalité endormante du livre, la lecture semble longue. Quant à moi, vous pouvez lire le roman, mais prenez-le très à la légère.

 

Daphné Bolduc, Étudiante à l’École Secondaire du Sommet